Avantage fiscal
L'avantage fiscal prend diverses formes. Certaines sont d'ailleurs
assez inattendues. Que vous soyez salarié, propriétaire, rentier ou
encore assuré, vous pouvez bénéficier d'un avantage fiscal intéressant
dans la plupart des situations.
Prenons la situation d'un salarié d'une entreprise ayant conclu un
contrat d'intéressement. Il peut profiter d'un avantage fiscal sur son
bénéfice. Les sommes reçues au titre de l'intéressement sont passibles
de l'impôt sur le revenu dans la catégorie traitements et salaires.
Toutefois, ces sommes sont exonérées de l'impôt sur le revenu si dans
les quinze jours de la perception de la prime, vous décidez de les
affecter à un plan d'épargne entreprise. Cette exonération ne
s'applique que si les sommes ainsi versées sont inférieures à la moitié
du plafond annuel de la sécurité sociale de l'année et à condition que
les sommes versées soient inférieures au quart de votre rémunération
annuelle brute. Par exemple, la limite d'exonération était égale à 14
592 euros pour les versements faits en 2003.
Il en est de même si vous êtes salarié d'une entreprise ayant conclu un
accord de participation. Vous n'avez pas à déclarer les sommes perçues
au titre de la participation, ni les revenus de ces sommes, ni les
intérêts versés à l'issue de la période de blocage (cinq ans) ou en cas
de déblocage anticipé. Tant que vous ne demandez pas la délivrance de
vos droits pour les sommes attribuées au titre de la participation,
vous pouvez continuer à bénéficier de l'exonération d'impôt sur le
revenu en toute légalité et ainsi de l'avantage fiscal. Il faut
cependant remplir une condition : réaffecter ces sommes dans
l'entreprise (acquisition d'actions, placement dans un fond consacré à
des investissements, achat e parts de Sicav ou de FCPE).
Lorsque vous souscrivez une assurance vie, tous les produits (la
différence entre le capital retiré et le montant des versements) sont
soumis soit au barème progressif de l'impôt sur le revenu, soit sur
option au prélèvement libératoire. Ce dernier est fixé par l'article
123-O A du Code général des impôts aux taux : de 35 % lorsque la duré
est inférieure à quatre ans et de 15 % si elle est comprise entre
quatre et huit ans. En cas de retrait après la huitième année, le taux
de prélèvement libératoire est de 7,5 %. Il est possible de bénéficier
d'un abattement annuel de 4 600 euros pour une personne célibataire,
veuve ou divorcée et de 9 200 euros pour un couple soumis à imposition
commune. Cet abattement est appliqué par l'administration fiscale, qui
donnera lieu à un crédit d'impôt.
Les avantages fiscaux sont multiples, mais il apparaît clairement
qu'ils sont réservés aux personnes n'ayant pas la nécessité des sommes
perçues. Les avantages profiteraient-ils toujours aux mêmes individus ?
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Source:
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